Marie-Laure Charpignon
Marie-Laure Charpignon est lauréate d’une Chaire de Professeur Junior en pharmacoépidémiologie et inférence causale à la Faculté de Santé de Sorbonne Université. Elle rejoint l’équipe PÉPITES dirigée par le Professeur Florence Tubach (site Pitié-Salpêtrière).
Ses travaux portent sur l'évaluation non seulement de l'efficacité et de la sécurité d'interventions thérapeutiques mais aussi de politiques publiques de santé, à l’aide de données observationnelles de grande dimension. À l'interface de l'inférence causale, de l'apprentissage statistique et de la science des réseaux, ses recherches visent à produire des estimations robustes des effets d’expositions complexes sur la santé et les comportements, avec une attention particulière portée aux populations vulnérables.
Diplômée de l’École Centrale Paris, titulaire d'un master en ingénierie computationnelle et mathématique de Stanford University et d'un doctorat en statistiques et ingénierie des systèmes du Massachusetts Institute of Technology, elle a consacré sa thèse au repositionnement de médicaments antidiabétiques et antihypertenseurs dans la prévention de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées. Ce travail repose sur l'émulation d’essais cibles à partir de données issues de dossiers médicaux électroniques, dans une logique d'évaluation comparative en vie réelle.
Avant son doctorat, elle a exercé comme data scientist au sein de Microsoft Education, où elle a étudié l’effet des usages numériques et des dispositifs collaboratifs sur la performance académique, le développement socio-émotionnel et le bien-être des élèves. Cette expérience a consolidé son intérêt pour l’enseignement et la recherche ainsi que pour une recherche translationnelle mêlant développements méthodologiques, applications à fort impact social et appui à la décision.
Giovanna Fancello
Giovanna Fancello est lauréate d’une Chaire de Professeur Junior en épidémiologie environnementale et géographie de la santé à la Faculté de Santé de Sorbonne Université avec le projet «HEPI-GLO : Géographie de la santé et géo-épidémiologie dans un monde en changement climatique».
Son travail intègre l’épidémiologie environnementale et spatiale pour comprendre l’impact des expositions environnementales – y compris les aléas du changement climatique, la pollution de l’air et sonore, la structure urbaine – sur la santé, en particulier chez les populations vulnérables. Titulaire d’un doctorat en urbanisme (2014), elle a débuté ses recherches sur les inégalités territoriales et l’aide à la décision pour les politiques publiques urbaines [au DADU-UNISS (Italie) et au CNRS LAMSADE (Paris-Dauphine)], avant d’orienter ses travaux vers la géographie de la santé et l’épidémiologie environnementale (CNRS, laboratoire Géographie-Cités).
En 2020 elle a intégré l’équipe NEMESIS de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et Santé Publique pour accompagner et conduire plusieurs projets sur les effets du contexte de vie et de la mobilité urbaine sur la santé physique, mentale et cognitive des individus âgées, patients atteints de sclérose en plaque et maladies neurodégénératives. Depuis 2023, elle a initié une ligne de recherche concernant les effets du changement climatique sur la santé des populations vulnérables en milieu urbain. Elle a obtenu deux financements pour étudier les effets des vagues de chaleur sur les poussées de sclérose en plaques : l’un par la Fondation de France (axe Santé Publique et Environnement), l’autre par l’IReSP (appel à projet « Autonomie ») pour explorer le rôle médiateur de la pollution de l’air. Un troisième projet a été financé en 2024 par l’appel d’offre « Changement climatique et Santé» du Programme d'impulsion de l’INSERMpour l’étude des effets des vagues de chaleur sur le risque d’hospitalisation et décès des populations atteintes de la maladie d’Alzheimer, Parkinson et démence à Corps de Lewy.